Franchise mode et prêt-à-porter femme 2/4

  • Créé le : 21/07/2016
  • Modifé le : 21/07/2016

Marché de la mode et prêt à porter femme

Est ce une bonne opportunité de se lancer dans une franchise de prêt à porter ? Ce dossier va vous permettre de mieux appréhender le marché de la mode et du prêt à porter en 2013. 

Selon l’institut Français de la Mode (IFM), la franchise devrait connaître une belle évolution sur les 10 prochaines années dans le prêt à porter. (Accroître ses parts de marché).

Le chiffre d’affaires annuel du marché de la mode et du prêt à porter en France est de 41 millards d’euros. Les enseignes spécialisées dont les franchises représentent 38% de ce chiffre d’affaires et les magasins indépendants 17%.

La franchise est très développée dans les secteurs du commerce et des services. Le prêt-à-porter (Mode pour homme/femme, chaussure, accessoires, bijoux, lingerie, puériculture et sportwear) représente un quart du nombre de réseaux de franchise présents en France.

Le nombre de magasins en réseau (franchisés ou succursalistes) ne cesse d’augmenter. Les écarts se creusent avec les indépendants. Le nombre de franchisés est passé de 6 999 en 2011 à 7 325 en 2012.
Le prêt à porter continue donc de séduire les candidats à la franchise.

Sur un marché très concurrentiel, les entrepreneurs préfèrent opter pour un réseau plutôt que de se lancer en indépendant. En effet, faire le choix d’une franchise de mode / prêt à porter paraît plus judicieux et sécurisé que d’ouvrir une boutique indépendante.

Qu’en est il maintenant du marché de la mode pour femme ?

Le marché du textile féminin

Le marché du textile féminin est en pleine évolution nous indique un article publié dans le Journal du Textile.
Avec le retour de la féminité, en 2012, la vente du jean recule (-17,8 %), la jupe (+ 9,3 %) et la robe (+3,6 %) reviennent en force. Un autre élément vestimentaire fait aussi un retour important, c’est le sportswear chic, ainsi en 2012 la vente des polos et des sweat-shirts (+28,7 %) a cartonné. En 2012 la consommation du textile a reculé de 2,8 % en valeur. On note aussi un changement des comportements et les achats concernent plus souvent des prix barrés.

Désormais, les consommatrices sont de plus en plus jeunes. Ce sont des jeunes filles entre 13 et 18 ans qui ont consacré le budget le plus élevé pour rester à la mode, elles ont dépensé 551 € contre une moyenne globale de 397 €. Les femmes entre 25 et 54 ans ont consacré à la mode vestimentaire un budget de 336 € soit – 15,6 % par rapport à la moyenne du marché. Les plus âgées, 55-64 ans consacrent quant à elles, 513 € à l’habillement. (chiffres concernant l’année 2012).

En 2012, le chiffre d’affaires du prêt à porter féminin s’élève à 11 M€ et représente une baisse de 2,8 % par rapport à 2011. Les quantités achetées ont également chutées de 2,6 %. Il n’y a que le prix d’achat moyen qui a légèrement augmenté (+ 0,3 %).

Le prêt à porter féminin à l’export

Mais les fabricants et les marques ont réussi à gagner du terrain à l’étranger. En 2012 les exportations des marques de prêt-à-porter féminin françaises représentent une progression de + 3 ,4 % en valeur. La Chine nous offre un potentiel d’exportation croissant et l’Europe n’est plus suffisamment dynamique (49,3 % du total). Le nouveau marché de mode féminine sur la Chine et sur Hongkong, représente pour l’instant 9,4 % des exportations et dépasse l’Amérique qui affiche pourtant une part de marché en hausse.

Si le marché de l’exportation européenne ne progresse pas vraiment, il y a une exception pour le Royaume Uni dont les achats de mode française ont progressé de 10 % au cours de l’année 2012. La seule Angleterre a une part de marché de 7 %. Les principaux clients, hors la CEE sont les Etats-Unis (8,9 %) et Hongkong (5,8 %),.

Les importations de prêt à porter féminin

Le bilan textile de 2012 fait ressortir un recul des importations de prêt-à-porter féminin avec une baisse de 3,3 %. Même les importations venues de Chine ont chutées de 0,4 points (38,3 %) et celle venant d’Asie de 1,5 points (54,2 %).
Ce sont naturellement les pays avec des coûts de matières premières et un coût de main-d’œuvre les plus compétitifs qui voient leur part de marché progresser. Le Bangladesh connait une hausse de 18,1 %, les importations venant de Roumanie ont augmentées de 13,5 %.
Quant aux pays traditionnellement fournisseurs de la France, ils subissent un net recul. C’est surtout l’Inde (-17,3 %), la Tunisie (-11,3 %) et a Turquie (- 4,6%) qui connaissent une diminution.

Trois défis pour les entreprises de mode française

D’après les professionnels du textile, les résultats pour l’année 2013 seraient similaires à ceux de l’année 2012. François-Marie Grau, pronostique que pour amorcer la reprise en 2014, il faudra donc que les entreprises de mode française relèvent trois défis importants :

– Il faudra se remettre en équation avec le marché intérieur actuel. La règlementation des soldes flottants et des promotions est à suivre car elle conditionne le marché.

– Pour apporter une réponse à la clientèle acheteuse qui vit de plus en plus connectée et face aux modifications en matière d’achat le commerce multicanal s’impose.

– Et enfin, il ne faudra pas hésiter à adapter les collections de mode de prêt-à-porter féminin aux diverses morphologies des populations des pays vers lesquels ont lieu les exportations. La « Frenchtouch » ne doit pas hésiter à aller vers l’Indonésie, le Mexique, le Vietnam…

Le marché de la chaussure

Dans leur étude intitulée « la distribution de chaussures à l’horizon 2015 » les experts Xerfi, disent que le secteur de la chaussure résiste mieux à la crise que celui du prêt à porter. Mais la croissance des ventes ne devrait pas dépasser 5 % entre 2012 et 2015, face à un pouvoir d’achat en baisse et une conjoncture économique dégradée.

Entre 2008 et 2012 les ventes ont progressé de 5 % en valeur. Fin 2012, le budget annuel moyen consacré à la dépense chaussure, était de 330 euros par ménage. Le produit de la vente a atteint 9,1 M € en 2012 et ne devrait pas dépasser 9,5 M € d’ici à 2015.

La course aux bonnes affaires a attiré les consommateurs vers le net. Ils y trouvent de plus en plus d’offres de chaussures. On trouve cet article non seulement chez des e-marchands spécialistes mais aussi dans les articles proposés par les grandes multinationales. Pour rester dynamique 60 % des grandes marques de magasin de chaussures traditionnelles possèdent un site marchand.

Entre 2012 et 2015, selon l’estimation des experts Xerfi , la vente de chaussure en ligne, devrait progresser de 48 %, alors qu’en magasin elle devrait stagner.

Les distributeurs de la chaussure doivent préserver et accroître leurs parts de marché. Ils doivent élaborer des stratégies pour renforcer l’implication du consommateur afin de le fidéliser et utiliser au mieux le cross canal pour exploiter les volumes de données des nouvelles technologies.

Il faut également replacer les points de vente physique au cœur des stratégies et en faire une source d’avantages concurrentiels. Si la vente en magasin et sur le net est complémentaire, les notions de fidélité et de services sont toujours parlantes pour le consommateur.

Le profil recherché

Les franchiseurs recherchent des profils d’entrepreneurs de tous horizons (anciens salariés, commerçants indépendants qui optent pour un réseau, employés de la grande distribution, etc ..). 

Pour devenir franchisé dans le prêt à porter, le candidat doit répondre à certains critères.

En général, il est demandé d’être professionnel, rigoureux, avoir l’esprit d’équipe et le goût du contact. Autrement dit, les franchiseurs recherchent les qualités humaines avant les compétences techniques.
Il peut être demandé aussi d’avoir une passion pour l’univers de la mode.

Le franchisé doit être capable de gérer son point de vente et son équipe donc une expérience de commerçant ou une connaissance approfondie du métier est appréciée.

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